J'ai imaginé, mon passé différement,
J'ai songé, que tu étais un autre,
Les choses se seraient passées autrement,
Et j'aurais grandi normalement.
J'ai vue une scène,
Où je t'apercevais dans la rue,
Tu t'approchais de moi,
Avec un grand sourire de retrouvailles,
J'avais envie de partir, loin,
Bien loin de toi,
De tes mains, de tes colères�
Tu es arrivé près de moi,
Je t'ais regardé dans les yeux,
Puis j'ai baissé la tête.
Sur ce simple regard, je me suis approchée,
J'ai levé les yeux vers toi,
Et t'ais craché au visage.
Depuis toutes ces années,
Le seul désir que j'ai,
Est celui de te détruire, de te faire saigner,
Je veux étaler ton corps sur la voie ferrée,
Et regarder à longueur de journée,
Les trains passer.
J'ai pris l'habitude de rendre toujours la pareille,
J'ai une dette envers toi,
Je te dois 10 ans de souffrances,
Des années d'ignorance et de secret,
De longues heures sur les durs bancs du tribunal
Les regards en coin et la pitié des juges.
Dis moi pourquoi les huissiers m'appelaient par mon prénom,
Dis moi pourquoi, tu m'as menti toutes ces années,
Pourquoi ces soirées au poste,
Pourquoi cette angoisse permanente en moi,
Qu'un jour ils m'emmènent avec eux.
Comment se fait-il,
Qu'au moindre mouvement brusque,
Je ferme les yeux et me protège le visage ?
Comment se fait-il,
Que lorsque on hausse la voix,
Je me sens constamment visée.
Comment se fait-il,
Que je ne face confiance a aucun humain,
Sans cesse je suis sur la défensive,
Comme si je l'avais choisi�
Pourquoi, oui j'aimerais comprendre,
Quel intérêt tu as eu,
A briser ta fille,
Regarde moi, aujourd'hui et dis moi qu'est-ce que je vaux�
Bien sur que j'ai souffert,
J'en ai bavé toute mon enfance,
Maintenant, qu'est-ce que je fais ?
Je m'en remets, doucement.
Le plus beau cadeau que tu m'ais fais,
C'est de partir loin de moi,
Ne me le retire pas celui la,
Continu bien sur ta lancée,
Surtout ne reviens jamais.